La première éolienne flottante a vu le jour en France

Une forte croissance des énergies renouvelables en France.

La première éolienne flottante a vu le jour en France

Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, a inauguré vendredi 13 octobre 2017 à Saint-Nazaire, la première éolienne en mer de France. «Floatgen» est le nom donné a cette éolienne offshore qui à la particularité d’être flottante, technologie encore émergente car seuls six démonstrateurs de ce type existent dans le monde. Un succès Européen d’après le ministère de la Transition écologique et solidaire. Il s’agit d’une innovation majeure : cette première éolienne en mer est la première d’une nouvelle génération d’éoliennes flottantes. S’affranchissant de la contrainte de profondeur, elle peut être installée plus loin au large des côtes où le vent est meilleur et l’impact visuel réduit» d’après Sébastien Lecornu.

C’est Idéol, société française, créée à La Ciotat en 2010 et forte aujourd’hui de 65 salariés, qui a conçu la fondation flottante choisie pour le projet Floatgen. Il s’agit du Damping Pool, un concept innovant et breveté qui se présente sous la forme d’un anneau carré, construit en béton ou en acier. Celui-ci est capable d’accueillir une éolienne classique sans modification majeure.

«Floatgen» est assemblée sur terre et sera remorquée début 2018 à 22 km du large du Croisic sur un site d’expérimentation d’un kilomètre carré opéré par l’école centrale de Nantes. Posée sur un flotteur en béton, matériau plus léger que l’acier utilisé dans des projets concurrents, elle doit être capable de résister aux tempêtes et à des vagues de 16 mètres.

Le développement du flottant en France semble désormais devoir être conduit très rapidement, non seulement grâce à une maturité technologique à portée de main, mais aussi à une conjonction favorable entre une réduction sensible des coûts et la mise en place de politiques volontaristes pour développer la part des énergies renouvelables.

Développer l’éolien en mer n’est donc plus qu’une question d’écologie, c’est aussi devenu une source d’énergie compétitive. Rien qu’en France, le potentiel en matière d’éolien flottant est estimé à 6 GW d’ici 2030, soit l’équivalent de 3.6 centrales nucléaires EPR d’ici 2030.

75 éoliennes à Courseulles-sur-Mer

La Cour administrative d’appel de Nantes a rejeté, lundi 2 octobre 2017, l’ensemble des recours visant à faire annuler l’autorisation d’exploiter un parc de 75 éoliennes en mer au large de Courseulles-sur-Mer (Calvados) et des plages normandes du Débarquement. La juridiction administrative, seule compétente depuis janvier 2016 pour statuer, en premier et dernier ressorts, sur les litiges relatifs aux installations de production d’énergie renouvelable en mer, avait déjà validé ces derniers mois les autorisations d’implantation et d’exploitation de deux autres parcs offshore, à Saint-Nazaire et Fécamp. Ce projet situé dans une zone au large à une dizaine de kilomètres de Couseulles-sur-mer était contesté au motif qu’il présentait des dangers pour l’environnement local et mettait en péril l’inscription des plages du Débarquement au Patrimoine mondial de l’Unesco. L’avocat des associations requérantes, Francis Monamy, avait en effet souligné lors de l’audience la spécificité du parc de Courseulles-sur-Mer, et mis en avant l’incidence de la réalisation d’un tel parc de 50 km2, comprenant des éoliennes hautes de 180 mètres, sur le projet de classement des plages du Débarquement. Des arguments insuffisants pour les juges qui ont choisi de suivre dans ce dossier les préconisations du rapporteur public, qui avait lui aussi conclu le 15 septembre dernier au rejet de la requête.

Mené par un consortium piloté par EDF Energies Nouvelles (EDF EN), ce projet de parc éolien offshore sera doté de 75 turbines posées pour une puissance totale de 450 MW, et permettra d’alimenter en électricité plus de 630.000 personnes, soit plus de 90% des habitants du Calvados. Sa mise en service avait été initialement envisagée en 2020 mais a été repoussée à 2021 ou 2022 du fait notamment de ces nombreux recours en justice.


 
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